Les baisers et touchers effectués pour des motifs sensuels et lascifs sont condamnés comme des péchés mortels

  • Les baisers et touchers effectués pour des motifs sensuels et lascifs sont condamnés comme des péchés mortels par l'Eglise catholique et ses saints pour les gens non mariés comme mariés.
  • Les baisers et les touchers lubriques entre conjoints sont certainement des péchés mortels
  • Les baisers et touchers lascifs sont des péchés mortels contre la loi naturelle
  • Saint Thomas d'Aquin condamne les baisers et les touches lascifs pour les personnes célibataires de même que mariées comme des péchés mortels

Les baisers et touchers effectués pour des motifs sensuels sont condamnés comme des péchés mortels par l’Église Catholique et Ses Saints pour les gens non mariés comme mariés

Pape Alexandre VII,  Erreurs diverses sur les questions morales #40, 24 Septembre, 1665 et 18 Mars 1666: “C'est une opinion probable que celle qui déclare qu'un baiser est seulement un péché véniel quand il est accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser, si le danger du consentement d'aller plus loin et la pollution [ou éjaculation] en sont exclus.” - Déclaration condamnée par le Pape Alexandre VII. (Denz. 2060)

Jean Gerson, Œuvres Complètes:Plusieurs docteurs [de la Divinité] soutiennent que la promotion volontaire de pensées charnelles impies afin de se faire plaisir est un péché mortel, même sans faire l’acte. Soyez sûrs, cependant, que les baisers, les regards, et les caresses, principalement causés par ces pensées mauvaises et lubriques, sans rien de plus, sont un péché encore plus grand. … c’est encore pire si ces baisers ne respectent pas l’honnêteté qui est habituellement gardée en public.

“… Est-ce un péché d’embrasser? Je réponds que les baisers entre époux qui maintiennent la même modestie que le baiser de paix à l’église, ou qui les font ouvertement, sont sans péché. S’ils le font si impudiquement [et par convoitise] que je ne peux  être plus précis, il s’agit d’un péché mortel abominable. Si les baisers sont faits entre étrangers et publiquement, comme un signe de paix, d’amitié ou de parenté, sans mauvaise pensée, il ne sont pas un péché. Ils peuvent être dangereux entre les clercs ou les personnes du même sexe ou du lignage, ou dans un lieu secret, et d’une manière prolongée.

L’enseignement moral de l’Église condamnant les baisers “donné à cause de la délectation charnelle et sensible” pourrait être surprenant pour beaucoup de couples mariés qui pensaient que c’était permis de le faire au sein d’un mariage. Maintenant, certaines personnes vont en effet rapidement suggérer que cette déclaration ne s’applique qu’aux personnes non mariées. Mais la vérité de la question est qu’il n’y a pas une seule indication dans le décret qui suggère même cela de loin. Cette objection est également facilement réfutée en considérant la formulation et la raison derrière le décret, qui s’applique bien sûr tant aux mariés qu'aux célibataires. Notez que la “pollution” est un terme ancien utilisé pour décrire “l’éjaculation” ou “la décharge de sperme” autre que pendant les rapports sexuels.

The Free Dictionary, The Origin & History, pollution : c.1340, ''décharge de sperme autre que pendant les rapports sexuels'' plus tard, ''profanation, souillure'' (fin 14s.), du L.L. pollutionem (ass. pollutio) ''souillure'' du L. polluere ''salir, souiller, contaminé,''

Par conséquent, conformément à la condamnation de l’Église ci-dessus, même si les conjoints ou les personnes non mariées ne consentent pas à faire autre chose que l’acte d’embrasser lui-même et ne commettent pas d'autre péché sexuel, il serait toujours considéré comme un péché mortel pour eux de s'embrasser pour “la délectation charnelle et sensible”, même si “le danger d’un nouveau consentement et la pollution [ou éjaculation] est exclu.” Ceci, bien sûr, est vrai à la fois avant, pendant et après l’acte conjugal, et s’applique aussi bien aux personnes mariées que non mariées. Ainsi, les époux ne peuvent jamais s’embrasser l'un l'autre d’une manière sensuelle ou d'une manière à provoquer le désir sexuel ou la “pollution,” aussi bien en tant qu'acte complètement séparé de l'acte conjugal qu'en tant qu'acte commis en relation avec l'acte conjugal (comme les préliminaires), même si la pollution ou éjaculation est exclue.

Encore une fois, la proposition condamnée a spécifiquement mentionné que les baisers “donné à cause de la délectation charnelle et sensible” est mortellement coupable même “sans péril de consentement ultérieur et de pollution [ou éjaculation]” afin que personne,  marié ou non, ne puisse avoir l’idée qu'il serait autorisé à embrasser une autre personne pour le plaisir sensuel tant qu’ils ne vont pas plus loin que cela.

Ce point est important à mentionner puisque de nombreux couples lubriques font toutes sortes d’actes inutiles avant, pendant et après les relations sexuelles. Ils essaient d’excuser ces actes honteux en prétendant qu’ils ne peuvent pas accomplir l’acte sexuel sans eux. Cependant, leur excuse peccamineuse est condamnée par ce seul décret.

Ainsi, la raison principale pour laquelle l’acte d’embrasser pour le bien du plaisir vénérien est un péché mortel selon les enseignements de l’Église Catholique, les Saints et les Docteurs de l’Église, est parce que c’est de la luxure et que cela ne suit aucun but raisonnable autre que de susciter méchamment le désir sexuel égoïste des époux tout en n’étant pas en mesure d’effectuer la conception d’un enfant. Ce fait nous montre alors que le baiser sensuel est un acte totalement égoïste et inutile sans autre but que d’attiser la convoitise honteuse d’une personne, ce qui est contraire à la vertu et au bien du mariage. Encore une fois, à moins que le mari ou l’épouse ne soient totalement dégénérés, la simple idée d’avoir des rapports sexuels avec leur conjoint devrait être suffisante pour enflammer leur concupiscence et les préparer—au moins de la part du mari. Et si cela est vrai avec de simples pensées, combien plus avec des baisers et des touchers?

Il ne peut y avoir aucun doute sur le fait que beaucoup d’hommes qui sont ignorants sur le sexe et les femmes seraient en danger de “pollution” par la simple pensée, ou acte de, baisers ou touchers sensuels. Cela arrive même aujourd’hui chez certains hommes, surtout chez les jeunes hommes qui sont ignorants de la manière dont la concupiscence s’exerce—si on peut appeler cela comme ça. C’est pourquoi la proposition condamnée qui a essayée d’excuser ce péché mortel a même mentionné “sans péril de pollution”, comme si elle avait voulu faire valoir que seuls l’éjaculation ou l’orgasme (ou pollution) avaient été le péché mortel et non pas aussi la mauvaise intention de rechercher le plaisir. Cependant, comme nous avons pu le voir ci-dessus, que la pollution se produise réellement ou non, les baisers sensuels ont toujours été condamnés comme un péché mortel selon la Sainte Loi de Dieu.

Le fait que beaucoup d’hommes aujourd’hui n’aient pas de risque de pollution par des baisers ou des touchers sensuels ne les rend ni licites ni justes. Car il est évident que l'acte n’est pas rendu légal simplement parce que certains hommes ont endurci leurs cœurs et sont devenus pervers. Simplement dit, tout les baisers et touchers effectués pour le plaisir sensuel ou charnel sont condamnés comme un péché mortel par l’Église Catholique.

Il y a trois principales raisons pour lesquelles tous les baisers “ donné à cause de la délectation charnelle et sensible que procure le baiser” sont des péchés mortels et un péché contre la Loi Naturelle. La première raison est qu'ils sont un genre de drogue puisqu'ils sont égoïstes, intoxicants et inutiles tout comme l'est la drogue, et cette intoxication est aussi la raison pour laquelle la Loi Naturelle et l’Église enseignent que même les baisers sensuels accomplis “à cause de la délectation charnelle et sensible que procure le baiser” sont condamnés comme un péché mortel tant pour les mariés que les célibataires (Pape Alexandre VII, Denz. 2060) et aussi pour laquelle même l'usage normal, naturel et procréatif “du mariage est toujours une faute et un péché, si les époux n'ont pas l'intention d'avoir des enfants.” (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Supplément, Art. 5) même lorsque l'acte est accompli par deux conjoints mariés; la deuxième est qu'il sont honteux puisque les personnes qui commettent ces actes inutiles ont hontes de les commettre en face d'autres personnes; et la troisième est qu'ils sont non-procréatifs même si la loi de Dieu enseigne que “l'acte conjugal est destiné par sa nature même à la génération des enfants” (Pape Pie XI, Casti Connubii, #54). C'est du fait de ces trois raisons que l’Église enseigne que même l'acte conjugal normal, naturel et procréatif “effectué pour le plaisir seul” est condamné comme étant un péché tant pour les personnes mariées que célibataires (Bienheureux Pape Innocent XI; Denz. 2109) et que cette vérité concernant la moralité sexuelle dans le mariage était déjà enseignée dans l'Ancien Testament par Dieu bien avant même que le Nouveau Testament ne nous soit révélé par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

La Sainte Bible, Tobie 6:16-17, 22; 8:9 “Alors l'ange Raphaël lui dit [à Tobie]: Écoute-moi, et je te montrerai qui sont ceux sur qui le démon a du pouvoir. Or ceux qui embrassent le mariage de manière qu'ils bannissent Dieu de leur cœur et de leur esprit, et qu'ils s'abandonnent à leur passion, de même que le cheval et le mulet, qui n'ont pas d'intelligence, le démon a pouvoir sur eux. … Or, la troisième nuit passée, tu recevras cette vierge avec la crainte du Seigneur et par le désir d'avoir des enfants, plutôt que poussé par la passion, afin que dans la race d'Abraham tu obtiennes une bénédiction en enfantant … [Tobie dit] Et maintenant, Seigneur, vous savez, vous, que ce n'est point pour cause de passion que je prends ma sœur pour épouse, mais par le seul désir d'une postérité dans laquelle soit béni votre nom dans les siècles des siècles.”

Une des trois grandes raisons pour laquelle toutes formes d'actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont des péchés mortels est que tous les actes sexuels (même conjugaux, naturels, légaux et procréatifs) sont intoxicants et affectent la personne d'une manière similaire à l'effet d'une drogue. En fait, le plaisir sexuel est bien plus intoxiquant que ne le sont de nombreuses drogues dont l'usage est illégal. Mais quand les gens accomplissent des formes contre nature et non-procréatives d'actes sexuels, ils abusent de l'acte conjugal d'une manière similaire à celle d'un drogué qui se drogue, ou d'un gourmand qui abuse de la nourriture. C'est un acte intrinsèquement égoïste qui n'est pas basé sur la raison, mais seulement sur leur recherche illégale et honteuse de plaisir charnel, semblable à une personne qui se drogue pour s'intoxiquer ou planer. Ceci prouve absolument que toutes les formes d'actes sexuels non-procréatifs et inutiles, comme les baisers et touchers sensuels, sont des péchés et qu'il est contraire à la raison d'en user de la même manière que les drogues sont des péchés et contraire à la raison.

C'est aussi pourquoi l’Église enseigne que même l'acte conjugal normal, naturel et procréatif “effectué pour le plaisir seul” est condamné comme étant un péché tant pour les personnes mariées que célibataires (Bienheureux Pape Innocent XI; Erreurs diverses sur les questions morales (#8), 4 Mars 1679). Puisque l’Église et la Loi Naturelle condamnent même l'acte conjugal normal, naturel et procréatif “effectué pour le plaisir seul, même si cet acte est  procréatif en soi, il est évident que toutes les formes d'actes sexuels non-procréatifs et inutiles (comme les baisers et touchers sensuels) sont condamnés comme des péchés bien pires (c'est-à-dire, des péchés mortels), puisqu'ils sont complètement contre nature, contraire à la raison, honteux et égoïstes.

Ce fait évident est aussi pourquoi il est clairement absurde et illogique pour quiconque est d'accord avec la condamnation par l’Église de l'acte conjugal normal, naturel et procréatif  “effectué pour le plaisir seulmême si cet acte est directement procréatif en soi, de changer d'avis et dire que l’Église et les Saints autorisent les conjoints à pratiquer des actes sexuels contre nature ou non-procréatifs, comme les préliminaires, et les baisers et touchers sensuels! En réalité, c'est une merveille de voir comment quelqu'un qui accepte une proposition si contradictoire, illogique et absurde comme décrite ci-dessus est même capable de justifier une position aussi stupide dans sa propre conscience, mais le libre-arbitre étant ce qu'il est, nous pouvons seulement prier que ceux qui sont tombés dans cette position fausse et contraire à la raison voient leur erreur, et se convertissent. Une fois de plus, puisque l’Église et Ses Saints enseignent que même l'acte sexuel normal, naturel et procréatif est un péché pour les mariés à moins d'être excusé par le motif de procréation, combien plus doit-il être évident de réaliser pour quelqu'un que tous les actes sexuels non-procréatifs ou inutiles, tels que les baisers et touchers réalisés pour le plaisir vénérien, sont bien plus pécheurs pour les mariés?

Une personne malade est autorisée par la permission de Dieu à prendre des médicaments dans le but de diminuer sa douleur. Mais quand cette personne malade utilise plus de médicaments que ce dont elle a besoin dans le but de se droguer, ou continue à utiliser les médicaments après s'être rétablie, elle commet un péché d'usage de drogues. C'est un exemple parfait de ceux qui accomplissent des formes d'actes sexuels (comme les baisers et touchers sensuels) non-procréatives soit par eux-même soit dans les rapports conjugaux. Ils sont gourmands et se complaisent dans l'acte conjugal, péchant ainsi contre leur raison et la Loi Naturelle. Car “le péché de luxure consiste à chercher un plaisir vénal qui n'est pas en conformité avec la juste raison...” et “la luxure signifie ici n'importe quel genre d'excès.” (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 1)

Le “n'importe quel genre d'excès” que Saint Thomas et l’Église condamnent comme étant un péché sont tous les actes sexuels, à l'exception de ce qui est inhérent à l'acte conjugale normal, naturel et procréatif. Tous les autres actes sexuels sont par leur propre nature inexcusables et un péché contre la Loi Naturelle, ce qui signifie que même si une personne ne s'est jamais vue dire ou apprendre que ce sont des péchés, elle est quand même entrain de commettre un péché mortel, tout comme une personne n'a pas besoin de se faire dire ou enseigner que le meurtre, l'avortement, le vol, se droguer ou se rendre saoul est un péché contre la Loi Naturelle pour qu'elle soit capable de commettre un péché mortel. Comme l'expliquent correctement la Bible Haydock et le Commentaire à propos de la Loi Naturelle et Romains 2:14-16: “ils sont à eux-mêmes la loi: Montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant et se défendant l'une l'autre, Au jour où Dieu jugera par Jésus-Christ, selon mon Évangile, ce qu'il y a de caché dans les hommes.”

Il est absolument évident que “n'importe quel genre d'excès” dans l'acte sexuel, comme par les actes de baisers impudiques et les étreintes entre époux mariés est un péché contre la Loi Naturelle et pas seulement quelques actes, comme la masturbation et celle du conjoint, comme certains pervers le prétendent de nos jours. Encore une fois, notez qu'il mentionne explicitement que le péché de luxure concerne “n'importe quel genre d'excès” au lieu de seulement quelques excès, et bien sûr cela exclu totalement tout actes sexuels inutiles et non-procréatifs comme les baisers sensuels et les touchers. En vérité, “Ou encore on peut dire que l'impudicité se rapporte à certains actes qui entourent l'acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.” (Somme Théologique, IIa-IIae, Q.154, Art. 1). Notez que Saint Thomas rejette même comme impudiques et illégaux les “actes qui entourent l'acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.” et donc il est clair que Saint Thomas enseigne que tous les actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont peccamineux et contre nature. C'est aussi pourquoi la Loi Naturelle et l’Église enseignent que même les baisers sensuels accomplis pour “ la délectation charnelle et sensible que procure le baiser” (Pape Alexandre VII, Erreurs Diverses en Matière Morales #40, 24 Septembre 1665; Denz. 2060) sont condamnés comme étant un péché mortel tant pour les mariés que les célibataires. Ainsi, cela ne pouvait être plus clair de la part de l'enseignement de l’Église et des Saints que “n'importe quel genre d'excès” dans l'acte conjugal sexuel entre deux conjoints mariés, comme par des actes de baisers et touchers sensuels, sont des péchés mortels contre la Loi Naturelle.

Saint Augustin confirma aussi le fait qu'il est complètement honteux de même penser que l'on pourrait faire des “baisers et attouchements” pour le plaisir vénérien: “...et vous [l'hérétique Pélagien Julien] ne rougissez pas de dire que vous pensez que: “Il doit être le plus glorifié parce que les autres parties du corps le servent [le membre reproducteur], afin qu'il puisse être plus ardemment excité; que ce soient les yeux pour convoiter, ou les autres membres, dans les baisers et étreintes.'” (Saint Augustin, Contre Julien, Livre V, Chapitre 5, Section 23) En effet, les gens du monde moderne, honteusement, ne rougissent pas de proclamer que les baisers et touchers pour le plaisir vénérien sont légaux et même bons, tout comme les hérétiques de l’Église primitive le faisaient! Puisque de nombreux hérétiques de notre époque, comme Julien, sont des Pélagiens de doctrine et rejettent l'enseignement de l’Église concernant le Péché Originel, ils échouent aussi à voir la malfaisance intrinsèque des actes sexuels contre nature ou non-procréatif, (comme les baisers et touchers sensuels) puisqu'ils ont choisi d'appeler la concupiscence ou désir sexuel un “bien” ou un “don de Dieu” plutôt qu'un défaut qui provient du Péché Originel d'Adam et d'Eve. En plus de toute cette preuve, cette citation nous montre aussi que même les mariés n'ont pas le droit d'accomplir des actes sexuels contre nature ou non-procréatifs comme les baisers et touchers sensuels. L'hérétique Pélagien Julien que Saint Augustin cite dans cette citation, n'enseigna pas que les actes sexuels (comme les baisers et touchers sensuels) pouvaient être accomplis par les personnes non mariées, mais que seuls les mariés étaient autorisés à les accomplir, ce qui nous montre qu'il est honteux de même oser suggérer que les mariés peuvent accomplir de tels actes. Ce fait, alors, réfute directement ceux qui prétendent que l’Église et Ses Saints condamnent seulement les baisers et touchers faits pour le plaisir vénérien pour ceux qui ne sont pas mariés.

C'est aussi pourquoi Saint Augustin enseigne que tous les actes sexuels non-procréatifs ou inutiles sont des péchés même pour les mariés.

St. Augustin, Le Bien du Mariage: “Le rapport sexuel nécessaire pour l'engendrement [des enfants] est libre de blâme, et lui seul est digne du mariage. Mais ce qui va au-delà de cette nécessité [d'engendrer des enfants, comme les baisers sensuels et les touchers] ne suit plus la raison mais la luxure.” (Section 11, A.D. 401)

Ainsi, Saint Augustin enseigna que les seuls actes sexuels légaux étaient les actes sexuels procréatifs en soi. Ceci exclu évidemment tous les autres actes sexuels qui ne font pas partie du rapport sexuel normal et naturel “pour l'engendrement des enfants”. Notez que Saint Augustin parle aussi de personnes mariées dans cette citation, puisque il dit que “le rapport sexuel nécessaire pour l'engendrement [des enfants] est libre de blâme, et lui seul est digne du mariage”, nous montrant ainsi qu'il parle des mariés dans cette citation, et pas seulement des célibataires.

Le fait qu'il parle des mariés et du rapport sexuel normal, réfute bien sûr totalement tous ceux qui disent que seuls les célibataires mais pas les mariés sont interdits par les Saints et l’Église d'accomplir des actes sexuels contre nature, non-procréatifs ou inutiles—comme les baisers et touchers sensuels. Ainsi, “en ce qui concerne n'importe laquelle des parties du corps [comme la bouche] qui n'est pas destinée à des buts générateurs [procréatifs], si un homme use ainsi de sa femme, c'est contre nature et scélérat [c'est-à-dire, atrocement impie; vicieux; outrageant].” (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre 2, Chapitre 35).

Une fois de plus, pour ceux qui prétendraient que seuls quelques actes sexuels non-procréatifs ou inutiles, tels que la masturbation de soi ou du conjoint, le sexe oral et anal, ou les préliminaires, sont condamnés par l’Église et Ses Saints, mais pas les baisers et touchers sensuels, Saint Augustin répond que “en ce qui concerne n'importe laquelle des parties du corps [comme la bouche] qui n'est pas destinée à des buts générateurs [procréatifs], si un homme use ainsi de sa femme, c'est contre nature et scélérat” afin de nous montrer qu'aucun acte sexuel, sans exception, qui est non-procréatif ne peut être accompli par des conjoints mariés sans péché, et que tous les actes sexuels inutiles sont “contre nature” et condamnés et totalement détestés par Dieu.

En effet, nous savons que Saint Augustin enseigne même que les conjoints qui accomplissent l'acte sexuel normal, naturel et procréatif en soit mais sans l'excuser par le motif explicite de la procréation, commettent un péché; et puisqu'il en est ainsi même si cet acte est directement procréatif en soi, combien plus ces actes qui sont non-procréatifs doivent-ils être condamnés par lui?

Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence: “Il est, cependant, une chose pour les personnes mariés d'avoir des rapports sexuels uniquement pour le souhait d'engendrer des enfants, et en cela il n' y a aucun péché; c'est une autre chose pour elles de désirer le plaisir charnel en vie commune, mais seulement avec le conjoint, ce qui est un péché véniel. Dans ce dernier cas bien que la génération des enfants ne soit pas le motif premier du rapport sexuel, il n'y aucune tentative de prévenir une telle génération, ni par un désir mauvais, ni par une action coupable.” (Livre 1, Chapitre 17, A.D. 419)

Par conséquent, il est totalement absurde et illogique de prétendre que Saint Augustin enseigne que l'acte sexuel normal, naturel et procréatif en soi, mais sans l'excuser par le motif explicite de la procréation, est pécheur à accomplir pour les mariés, puis de changer d'avis et prétendre qu'il autorise les époux à accomplir des actes sexuels non-procréatifs ou inutiles, tels que les baisers et touchers sensuels.

Le fait est que la moindre parcelle de preuve des écrits du Grand Saint Augustin détruit complètement l'hérésie contre la Loi Naturelle qui enseigne que les baisers et touchers sensuels sont autorisés ou licites pour les mariés: “Mais il est des hommes, laissant les rênes à leur concupiscence, qui s'abandonnent à des commerces infâmes; des hommes qui, même avec une seule femme, ne se contentent pas de franchir les bornes nécessaire à la procréation des enfants, mais encore, esclaves avilis d'une honteuse liberté, ou plutôt d'une licence sans pudeur, se souillent sans cesse des excès les plus monstrueux...” (Saint Augustin, La Doctrine Chrétienne, Livre III, Chapitre 19:28)

Saint Augustin montre parfaitement que tous les actes sexuels qui “franchissent les bornes nécessaire à la procréation des enfants” sont des actes “d'excès les plus monstrueux”. Les baisers et touchers sensuels sont-ils “nécessaire pour la procréation des enfants”? Bien sûr que non! Seul une personne des plus malhonnêtes oserait jamais prétendre une telle chose. Ainsi, c'est un fait que Saint Augustin, Docteur de l’Église, condamne ceux qui “même avec une seule femme, ne se contentent pas de franchir les bornes nécessaire à la procréation des enfants, mais encore, esclaves avilis d'une honteuse liberté, ou plutôt d'une licence sans pudeur, se souillent sans cesse des excès les plus monstrueux...” et quiconque nie cela, en bref, n'est pas honnête, triste à dire!

De plus, le Pape Pie XI proclama clairement l'enseignement définitif du Magistère dans son encyclique Casti Connubii, qui est aussi trouvé dans la Sainte Écriture, la Tradition Sacrée et la Loi Naturelle, que tous et chacun des actes conjugaux sexuels doivent inclure la fonction procréative de même que “la nature intrinsèque de l'acte” qui doit être “préservée” afin que les époux puissent envisager les fins secondaires du mariage. Cet enseignement prohibe nécessairement aux couples mariés de s'engager dans n'importe quel genre d'acte sexuel contre nature, non-procréatif ou inutile (avec ou sans orgasme), parce que tous ces actes n'ont pas fonction procréative. Le Pape Pie XI enseigne que les époux ont le droit d'avoir en vue les fins secondaires du mariage “ POURVU QU'ELLES SOIENT SUBORDONNEES A LA FIN PREMIERE [C'EST A DIRE, LA PROCREATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l'acte est préservée.”

Pape Pie XI, Casti Connubii (#50), 31 décembre 1930,“Il y à, en effet, tant dans le mariage lui-même que dans l'usage du droit conjugal, des fins secondaires — comme le sont l'aide mutuelle, l'amour réciproque à entretenir, et l'apaisement de la concupiscence — qu'il n'est pas du tout interdit aux époux d'avoir en vue, POURVU QU'ELLES SOIENT SUBORDONNEES A LA FIN PREMIERE [C'EST A DIRE, LA PROCREATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l'acte est préservée.”

Notez la manière claire et sans ambiguïté dont le Pape Pie XI enseigne que les personnes mariées ne sont pas même autorisées à “avoir en vue” les fins secondaires du mariage à moins qu'elles soient subordonnées au but premier du mariage (la procréation) et à moins que “la nature intrinsèque de l'acte est préservée” ce qui signifie que l'on ne peut accomplir rien d'autre que l'acte conjugal en soi normal, naturel et procréatif puisque tous les autres actes sexuels ne sont pas en conformité avec la procréation et “la nature intrinsèque de l'acte [conjugal]”. Par l'emploi des mots “la nature intrinsèque de l'acte conjugal”, le Pape Pie XI exprime de manière évidente que tout ce qui concerne les mécaniques ou l'opération de l'acte conjugal doit être directement procréatif en soi, car il dit qu'il y a deux nécessités directes pour être seulement autorisé à “avoir en vue” les fins secondaires du mariage, c'est-à-dire, la procréation, et s'en tenir seulement à l'accomplissement de l'acte conjugal normal, naturel et procréatif ou “la nature intrinsèque de l'acte [conjugal]”. Il est à présent clair qu'il est totalement “interdit” et que c'est un péché mortel d'avoir en vue les fins ou buts secondaires, encore moins pour accomplir l'acte sexuel, à moins “que la nature intrinsèque de l'acte est préservée”, ce qui  exclu donc totalement toutes les formes d'actes sexuels non-procréatifs.

Puisque l'Église condamne même le fait “d'avoir en vue” dans ses pensées les fins secondaires du mariage à moins que ces buts soient “SUBORDONNES A LA FIN PREMIERE et tant que la nature intrinsèque de l'acte est préservée”, et que ce fait est valable même si une personne n'a pas encore accompli l'acte sexuel mais a seulement consenti à une pensée en son esprit, alors seul un menteur peut prétendre que l'on peut légalement accomplir des actes sexuels par nature non-procréatifs , comme les préliminaires, le sexe oral, ou les baisers sensuels et les touchers, ou que de tels actes ne seraient que des péchés véniels.

Les fin secondaires “comme le sont l'aide mutuelle, l'amour réciproque à entretenir, et l'apaisement de la concupiscence” peuvent suivre la fin ou le but premier de l'engendrement des enfants si les époux le choisisse, mais les fins ou buts secondaires ne sont pas absolument nécessaires à l'accomplissement légal de l'acte conjugal dans le même sens que l'est le but premier de l'engendrement des enfants, pas plus que le but secondaire d'apaiser la concupiscence n'est méritoire même s'il est autorisé.

En réalité, le Pape Pie XI définit à juste titre que tous les actes sexuels inutiles et non-procréatifs sont “intrinsèquement contre nature” et il dit que ceux qui accomplissent des actes aussi vils pèchent contre la nature et font une chose honteuse et intrinsèquement vicieuse ce qui nous montre que de tels actes ne sont pas seulement des péchés véniels ou légers, mais des péchés mortels, sombres et graves, contre la nature et des chose honteuse et intrinsèquement vicieuse et sont ainsi condamnés et rejetés avec une haine et une horreur particulière par l'Église et Ses Saints du fait de leur malveillance.

Le Catéchisme du Concile de Trente: “Voici donc sur ce sujet la double recommandation à faire aux Fidèles. D’abord, ils ne doivent point user de leurs droits pour leur seule satisfaction; mais suivant les fins que Dieu Lui-même a prescrites, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Ils ne doivent pas non plus oublier cette exhortation de Saint Paul: «Que ceux qui ont des épouses, soient comme n’en ayant point.» (1 Cor. 7:29) et de Saint Jérôme qui dit que «L’homme sage, aimera son épouse par raison, et non par passion; il maîtrisera les entraînements de la nature, et ne se laissera point emporter par un aveuglement coupable; car il n’y a rien de plus honteux que d’aimer son épouse d’un amour adultère.»”

Les époux justes et vertueux se rappellent toujours que Dieu est présent avec eux, et c'est aussi pourquoi ils ne s'abaissent pas aux péchés sexuels malfaisants et contre nature qui sont un vrai fléau de l'humanité aujourd'hui. “Les activités du mariage en soi, si elles sont immodestes et ne se placent pas sous les yeux de Dieu comme elles le devraient, pour que l'unique intention soit les enfants, sont obscènes et concupiscentes.” (Saint Jérôme, Commentaire sur l’Épître aux Galates, Livre III, Chapitre 5:21, A.D. 387)

En vérité, “souillure” est le mot le plus approprié qui résume la valeur de tous les actes conjugaux qui n'ont pas de but procréatif. Donc, “… quand il est [l'acte sexuel] issu de la concupiscence ou de la recherche de plaisir, alors le coït est un péché mortel et l'homme pèche mortellement. … Et ces déclarations supposent que l'homme et sa femme aient des rapports sexuels dans l'ordre de la nature, car quiconque va contre la nature pèche toujours mortellement et ce encore plus quand c'est avec sa femme qu'avec qui que ce soit d'autre et il devrait être puni encore plus sérieusement… Notez la différence entre les deux cas de rapports conjugaux entre un époux et sa femme, pour l'incontinence et pour le plaisir et la concupiscence… Dans le second cas, il cherche à procurer du plaisir avec les mains ou la pensée ou des pratiques passionnées et des incitations [comme les baisers sensuels] pour ainsi faire plus que d'avoir de simples rapports sexuels avec sa femme… [donc il pèche mortellement] parce qu'il agit comme un adultère quand il brûle de désir comme un adultère même avec sa propre femme.” (Gratien, Décret de Gratien, Dictum Post C. 32. 2. 2)

Note de bas de page 359 du Pasteur d'Hermas: “‘Pour le pure, toutes choses sont pures;’ mais ceux qui présument de cette grande vérité pour se livrer aux embrassades et à de semblables familiarités tentent une dangereuse chute.”

St. Cyprien de Carthage, A Pomponius (c. A.D. 249): “Assurément le simple repos à deux, le simple embrassement, les bavardages à deux, et l'acte d'embrasser, et le sommeil disgracieux et infâme de deux personnes étendues ensemble, combien de déshonneur et de crime cela confesse!” (Les Épîtres de Cyprien, Épître LXI)

St. Clément d'Alexandrie, Stromates, Livre II, Chapitre XX (c. 199 A.D.): “Socrate dit en conséquence ‘les gens se prémunissent contre les tentations de manger quand ils n'ont pas faim, et de boire quand ils n'ont pas soif, et les regards et les baisers de foire, comme adaptés pour injecter un poison plus mortel que celui des scorpions et des araignées.’” (Ante-Nicene Fathers, Vol 2, p. 613)

L'Église enseigne que tous les actes sexuels inutiles et non-procréatifs sont peccamineux avant, pendant ou après l'acte conjugal, et que ces actes ne peuvent être pratiqués par personne, en aucune circonstance ni pour quelque raison que ce soit. Tout comme il est coupable et peccamineux d'avoir des relations sexuelles seulement pour le plaisir sensuel tant pour les mariés que les célibataires, ce qui est aussi vrai pour les autres plaisirs, comme “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul”, et embrasser “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser”. Cela a toujours été l'enseignement de l'Église Catholique et de Ses Saints.

Bienheureux Pape Innocent XI, Erreurs diverses sur les questions morales #8, 4 Mars 1679: “Manger et boire même rassasié pour le plaisir seul, n'est pas un péché, à condition que cela ne s'oppose pas à la santé, dans la mesure où tout appétit naturel peut licitement apprécier ses propres actions.” - Déclaration condamnée par le Bienheureux Pape Innocent XI.

Pape Alexandre VII,  Erreurs diverses sur les questions morales #40, 24 Septembre, 1665 et 18 Mars 1666: “C'est une opinion probable que celle qui déclare qu'un baiser est seulement un péché véniel quand il est accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser, si le danger du consentement d'aller plus loin et la pollution en sont exclus.” - Déclaration condamnée par le Pape Alexandre VII. (Denz. 2060)

Saint Alphonse de Liguori, un des docteurs de l'Église les plus connu, explique cet enseignement du Bienheureux Pape Innocent XI dans son chef d’œuvre “La Vraie Épouse de Jésus-Christ”, nous montrant la malfaisance inhérente au fait d'agir en accord avec nos désirs sensuels: “Le Pape Innocent XI Odescalchi a condamné la proposition qui affirme que ce n'est pas un péché de manger ou boire dans le seul but de satisfaire son palais. Cependant, ce n'est pas une faute d'éprouver du plaisir quand on mange: car il est, en règle général, impossible de manger sans ressentir la joie que la nourriture produit naturellement. Mais c'est un défaut de manger, comme une bête, dans le seul but de satisfaire sa sensualité, et sans avoir de but raisonnable. Ainsi, les viandes les plus délicieuses peuvent être mangées sans pécher, si le but est droit et louable et vient d'une créature rationnelle; et, en prenant la nourriture la plus grossière il peut y avoir une faute  à travers l'attachement au plaisir.” (La Vraie Épouse de Jésus-Christ)

Cette condamnation de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” et du baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” n'est pas seulement raisonnable, mais fait partie de la Loi Naturelle, bien que cela puisse être surprenant pour beaucoup, mais c'est uniquement parce que beaucoup de personnes commettent des péchés de cette nature.

Posez-vous cette question: Entre “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” et “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel”, qu'est-ce qui est le plus agréable? Une personne honnête ne peut que répondre que le baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est un plaisir bien plus agréable à expérimenter. Puisqu'il est évident que le fait de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” est une action bien moins plaisante que celle du baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” dans la mesure où ceux qui mangent ou boivent “même rassasié pour le plaisir seul” ne sont pas d'ordinaire intoxiqué par cet acte intrinsèquement mauvais comme le sont ceux qui pratiquent des baisers sensuels, il est donc clair pour tous, à part les menteurs, que si Dieu condamne un acte contraire à la raison ou inutile qui est moins agréable, il condamne aussi l'autre acte plus agréable, dans la mesure où il est aussi contraire à la raison et inutile.

Puisque tant le fait de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” que de faire des baisers “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est contraire à la raison et inutile, nous pouvons donc savoir par l'instinct naturel et donc à travers la Loi Naturelle, que ces deux actions sont intrinsèquement mauvaise et peccamineuses, mais bien que les deux soient peccamineuses, nous pouvons aussi savoir que le fait d'embrasser “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est un bien plus grand péché dans la mesure où ce n'est pas seulement contraire à la raison et inutiles, mais aussi honteux et intoxiquant.

En effet, l'argument selon lequel les baisers et touchers sensuels sont des péchés tant pour les mariés que les célibataires car ils sont intoxiquant tout comme l'est une drogue est simplement l'un des trois grands arguments eux, les deux autres étant qu'ils sont honteux et non-procréatifs. Si quelqu'un veut en lire plus au sujet de ces deux arguments et pourquoi ils réfutent tous ceux qui prétendent de manière perverse que l'on peut accomplir des baisers et des touchers pour raisons sensuelles (ou tout autre acte sexuel inutile ou non-procréatif), il peut en lire plus au début de la Partie 2 de ce Livre, qui est appelée “Plaisir Sexuel, Luxure, Et les Différents Actes Sexuels Dans le Mariage”.

Les baisers et les touchers lubriques entre conjoints sont certainement des péchés mortels

Maître Jean Charlier de Gerson (13 Décembre 1363 – 12 Juillet 1429), savant Français, éducateur, réformateur, et poète, Chancelier de l’Université de Paris, un phare du mouvement conciliaire et l’un des théologiens les plus éminents au Concile de Constance, qui “était le théologien le plus populaire et influent de sa génération”, avait les choses intéressantes suivantes à dire sur les baisers lubriques et les touchers dans le mariage entre deux conjoints mariés, la contraception et sur l’éveil sensuel:

Jean Gerson, Œuvres Complètes: “Plusieurs docteurs [de la Divinité] soutiennent que la promotion volontaire de pensées charnelles impies afin de se faire plaisir est un péché mortel, même sans faire l’acte. Soyez sûrs, cependant, que les baisers, les regards, et les caresses, principalement causés par ces pensées mauvaises et lubriques, sans rien de plus, sont un péché encore plus grand. … c’est encore pire si ces baisers ne respectent pas l’honnêteté qui est habituellement gardée en public.

“… Vous avez commis le péché de luxure: Si vous avez caressé et vous êtes caressé sur votre membre honteux jusqu’à l’obtention de l'infâme plaisir charnel. Si vous avez initié ces péchés avec les autres, par des mots, des baisers, des caresses, ou d’autres signes, ou des peintures impudiques. … Si vous avez commis ce péché différemment de ce que la Nature a ordonnée, ou contre l’honnêteté qui appartient au mariage. … Si vous vouliez être désiré et convoité pour votre beauté, votre comportement, vos vêtements, le maquillage, la danse ou les regards dissolus.

“… Ce qu’un jeune garçon devrait dire en confession: Je me suis parfois caressé moi ou d’autres, poussé par le plaisir désordonné; Je me suis caressé, dans mon lit et ailleurs, quelque chose que je n’aurais pas osé faire si des gens avaient été là. Parfois, le prêtre ne peut pas absoudre des caresses. Si elles ne sont pas confessées et les détails donnés, quelle que soit la honte, on ne peut pas être absous, et la confession est sans valeur: on est destiné à être damné à jamais en Enfer. L’action et la façon dont cela a été fait doivent être dites.

“… Est-ce un péché d’embrasser? Je réponds que les baisers entre époux qui maintiennent la même modestie que le baiser de paix à l’église, ou qui les font ouvertement, sont sans péché. S’ils le font si impudiquement [et par convoitise] que je ne peux  être plus précis, il s’agit d’un péché mortel abominable. Si les baisers sont faits entre étrangers et publiquement, comme un signe de paix, d’amitié ou de parenté, sans mauvaise pensée, il ne sont pas un péché. Ils peuvent être dangereux entre les clercs ou les personnes du même sexe ou du lignage, ou dans un lieu secret, et d’une manière prolongée.

“… Est-ce un péché mortel de manger et de boire pour s’éveiller charnellement? Oui, si c’est en dehors du mariage, et même avec son conjoint, si c’est pour profiter d’un plaisir qui n’est pas nécessaire dans le mariage.

“… Le cinquième commandement est: tu ne tueras point. … Ils commettent ce péché ceux qui réussissent, de quelque manière, à empêcher le fruit qui doit venir d’une relation sexuelle entre l’homme et la femme [comme avec la PFN, la contraception ou l’avortement]. … Il est interdit pour des personnes, mariées ou non, de faire toute sorte de caresses lubriques sans respecter la manière et l'orifice que la Nature exige pour concevoir des enfants [c'est-à-dire, qu’on ne peut accomplir des actes sexuels «extras» qui ne sont pas en mesure de procréer en eux-mêmes ou qui ne sont pas destinés à la procréation]. C’est pire quand c’est en dehors de la voie naturelle [actes sexuels contre nature], soit si c’est en dehors du mariage, ou pire encore, en son sein [c'est-à-dire, tous les actes sexuels inutiles et non-procréatifs dans le mariage sont considérés comme des péchés plus graves que lorsqu’ils sont commis en dehors du mariage].

Est-il permis pour les conjoints de prévenir la conception d’un enfant ? Non: Je dis souvent que c’est un péché pire que d’assassiner [donc la contraception ou la PFN équivaut à un meurtre]. C’est un péché qui mérite les feux de l’Enfer. En bref, tout moyen de prévenir la conception pendant les rapports sexuels est malhonnête et répréhensible.”

Ici nous voyons la vérité très évidente de la Loi Naturelle que les conjoints commettent “un péché mortel abominable” lorsqu'ils s'embrassent pour le plaisir sensuel ou vénérien. “Est-ce un péché d’embrasser? Je réponds que les baisers entre époux qui maintiennent la même modestie que le baiser de paix à l’église, ou qui les font ouvertement, sont sans péché. S’ils le font si impudiquement [et par convoitise] que je ne peux  être plus précis, il s’agit d’un péché mortel abominable.” Ainsi, il est clair que quiconque qui accomplit aussi bien les actes d'embrasser ou de toucher pour le plaisir vénérien ou qui pensent que ces actes sont moraux pèche contre la nature, ce qui signifie qu'ils sont en état de damnation puisque les actes ou hérésies contre la nature ne peuvent jamais être justifiés puisque personne ne peut être un “hérétique matériel” ou dans “l'ignorance” en ce qui concerne de telles choses.

N'importe qui avec seulement une once de décence et de moralité dans son âme peut comprendre à partir de la Loi Naturelle que “ Il est interdit pour des personnes, mariées ou non, de faire toute sorte de caresses lubriques sans respecter la manière et l'orifice que la Nature exige pour concevoir des enfants...” et que “C’est pire quand c’est en dehors de la voie naturelle [actes sexuels contre nature], soit si c’est en dehors du mariage, ou pire encore, en son sein.” Cela nous montre que les actes sexuels non-procréatifs qui ont lieu dans le mariage sont des péchés bien pires devant Dieu que ceux commis en dehors du mariage, puisqu'ils n'offensent pas seulement la Loi Naturelle mais aussi le Saint Sacrement du Mariage.

Les baisers et touchers lubriques sont des péchés mortels contre la Loi Naturelle

Il ressort clairement de la preuve jusqu’à présent couverte que les baisers et les touchers sensuels ne sont pas seulement des péchés mortels, mais en fait aussi des péchés contre la Loi Naturelle. Cela signifie que toute personne qui pense avoir le droit de baiser ou toucher pour le bien du plaisir charnel ou la luxure est un hérétique contre la Loi Naturelle, et en tant que tel, est donc en dehors de l’Église de Dieu et donc exclue du salut. Tous ceux, sans exception, qui ont embrassé ou touché quelqu’un ou quelque chose pour le bien du plaisir sensuel ont prouvé par leur acte que leur but primaire ou secondaire pour faire cet acte intrinsèquement mauvais, égoïste et honteux n’était pas le motif légitime de procréer ou d’apaiser la concupiscence, mais plutôt la satisfaction du péché et l’excitation illégale de leur désir honteux comme des bêtes sans raison. Non, ce serait une insulte aux bêtes d’appeler ces conjoints ignobles des bêtes! Il serait plus juste de ne pas les appeler des bêtes, mais des démons, car les bêtes n’ont pas de raison, et sont donc irréprochables. En vérité, ces maris et ces femmes sont plus inférieurs dans leurs actions que les bêtes de la Terre!  “Les corps corrompus par la luxure sont les lieux d'habitation de démons.” (Saint Hilaire de Poitiers, Sur l’Évangile, Matt. 11:2-10)

Tous ceux sans exception qui embrassent et touchent “à cause de la délectation charnelle et sensible” que procurent ces actes, commettent un péché mortel contre la Loi Naturelle. Comment donc, pourriez-vous demander? Eh bien, je réponds que c’est facile à prouver.

Tout d’abord, les actes de convoitise pour le bien du plaisir et les baisers sensuels sont complètement égoïstes, honteux, intoxiquant et inutiles pour que la conception se produise. Seule une personne aveugle ne pourrait pas voir le fait que “le péché de luxure consiste à chercher un plaisir vénal qui n'est pas en conformité avec la juste raison...” et  que“la luxure signifie ici n'importe quel genre d'excès.” (Saint Thomas d'Aquin) et ce fait évident exclu tous les genres de baisers et touchers sensuels, puisque seul un menteur peut nier que les baisers sensuels appartiennent à la catégorie de “n'importe quel genre d'excès” dans l'acte conjugal sexuel.

Deuxièmement, considérez que les gens ne vont pas s’embrasser ou toucher leur conjoint d’une manière sexuelle ou pour le plaisir charnel devant d’autres personnes (sauf s’ils sont totalement dégénérés). Et considérez qu’ils seraient très honteux si leur parent, enfant ou ami les voyaient quand ils commettent cet acte honteux, égoïste et inutile avec leur conjoint. Il est donc clair que leur conscience leur dit que c’est un acte intrinsèquement mauvais, honteux et inutile; et encore, bien qu'ils savent cette vérité dans leur conscience, ils refusent néanmoins de sentir cette même honte quand ils commettent cet acte de luxure en présence de Dieu, de Marie, de tous les Saints et des Anges dans le Ciel.

C’est triste à dire, une vérité peu connue aujourd'hui enseignée par les Saints est que les plaisirs en tous genres et les actes et convoitises sexuelles aveuglent les gens de percevoir les vérités et faits spirituels (voir plus bas la Question n°9, Section 2 Le mal de la convoitise rend aveugle aux choses spirituelles “tandis que la gourmandise a pour effet la stupidité du sens”) et c’est pourquoi les gens peuvent pécher si hardiment contre leur conscience naturelle et contre Dieu, car ils ont permis à leur conscience d’être étouffée par leurs mauvaises convoitises.

Certaines personnes pourraient objecter qu'il y a beaucoup d'autres choses qui sont honteuses et qui ne sont pas intrinsèquement des péchés comme souiller son pantalon ou être forcé contre son gré de se montrer nu en public. Cette objection échoue cependant à remarquer la différence évidente entre 1) des personnes commettant des actes de luxure avec désir ou convoitise; et 2) des choses qui sont honteuses mais qui ne sont pas désirées ou convoitées par une personne de manière sensuelle.

Les actes de luxure sont des actes accomplis pour la recherche d'un plaisir et sont accomplis avec la volonté et le but de satisfaire un désir sensuel tandis que des actes comme le fait de souiller son pantalon ou d'être forcé de se montrer nu en public n'est pas un désir ou une convoitise recherchée de manière sensuel. Ainsi, ces personnes ne désirent pas que ces événements arrivent. Si ces personnes qui subissent le fait de souiller leurs vêtements ou d'être exhibés nus contre leur gré, désiraient ou convoitaient sensuellement que ces événements arrivent de la même manière qu'un homme ou qu'une femme convoite ou désire que des actes sexuels ou de luxure arrivent, ils seraient évidemment déclarés comme étant les pervers les plus dégoûtants. Qui, sinon un pervers complet et satanique désirerait ou convoiterait sensuellement de souiller son pantalon ou d'être exhibé nu?

Quand Notre-Seigneur allait être crucifié, Il fut forcé d'être sans aucune couverture pour Ses parties intimes pendant un temps avant que quelqu'un ne Lui tende quelque chose pour Se couvrir avec. Notre-Seigneur avait évidemment honte de devoir apparaître nu devant de nombreuses personnes, mais Il n'a pas désiré que cela arrive, et plus important, Il n'a pas convoité que cela arrive! Et donc, il n'y avait aucune faute en Lui. Si, cependant, une personne devait convoiter ou désirer (de manière sensuelle) qu'il ou elle doive paraître nu devant d'autres personnes (comme les modèles nues), il ou elle commettrait un péché mortel et serait un pervers.

Par conséquent, ce n'est pas juste l'acte honteux qui est un péché, mais l'acte honteux qui est accompli avec l'intention de satisfaire sa sensualité—qui est est un péché. Embrasser pour la recherche d'un plaisir vénérien est un acte complètement égoïste qui ne sert qu'à augmenter la concupiscence, et en tant que tel, il est contre la loi naturelle tout comme la gourmandise est contre la loi naturelle. C'est en effet très similaire au péché de gourmandise. On pourrait dire que ceux qui commettent ce péché sont des gourmands dans l'acte conjugal. Il est complètement évident que personne n'a jamais eu besoin de briser la loi de Dieu par l'embrassement ou l'attouchement de son conjoint d'une manière sexuelle afin d'accomplir l'acte conjugal. Personne n'a jamais eu besoin d'embrasser ou de toucher d'une manière sensuelle pour être capable de faire un enfant. C'est simplement une excuse égoïste, honteuse et condamnée utilisée par les personnes sexuellement perverties et moralement dépravées afin d'essayer d'augmenter ou d'enflammer leur plaisir sexuel. Les baisers et touchers ne doivent et ne peuvent être effectués pour satisfaire le plaisir sensuel comme il en ressort clairement de la condamnation de l’Église ci-dessus et des mots de Jean Gerson et de Saint Augustin (et comme nous allons le voir plus clairement, de Saint Thomas d'Aquin).

Les baisers, touchers, câlins, caresses etc. peuvent bien sûr être des péchés ou non coupables selon la manière par laquelle ils sont effectués. Tous les baisers, touchers, câlins, caresses réalisés pour le bien de la luxure ou le plaisir sensuel sont des péchés mortels et doivent toujours être évités à tout prix par toutes les personnes à tout moment. Les baisers, touchers, étreintes, câlins, caresses naturels, et autres (tels que ceux effectués par les membres de la famille et ceux en public) ne sont pas des péchés à condition qu’ils ne soient pas effectués pour des raisons sensuelles ou lubriques. Les conjoints doivent être conscients que, même si ce n’est pas un péché d’embrasser l’autre par affection, l’excès ou l'irraison dans en embrassant arrive facilement dans le feu de la concupiscence, et c’est certainement un péché. De plus, si les conjoints se serrent ou s'embrassent par affection et sentent que leur désir est excité par cet acte, ils doivent immédiatement en finir avec cet acte qui excite leur désir ou ils seront coupable du péché mortel d'enflammer illégalement leur concupiscence.

Saint Finien de Clonard, Le Pénitentiel de Finien, #46: “Nous recommandons et exhortons à la continence dans le mariage, puisque le mariage sans la continence n'est pas légal, mais péché, et [le mariage] est permis par l'autorité de Dieu non pour la luxure mais pour la recherche des enfants...”

Il est totalement clair que la raison pour laquelle tant de gens de notre époque considèrent les baisers et touchers pour le plaisir sensuel ou vénérien comme étant un acte moral dans le mariage et entre des conjoints est que les médias sataniques, depuis le début du 20ème siècle, les ont bombardés de films, séries et musiques qui promeuvent cette perversité contre nature et non-procréative qui étaient totalement rejetés par le monde Chrétien si nous revenons un peu dans le temps. En effet, tout comme toutes les autres lois morales qui ont été noyées à travers les médias à notre époque, comme les lois de modestie et de mariage, les baisers sensuels ont été promus de manière exponentielle dans les médias à travers les films, la musique et les séries, et ceux qui regardent les médias avec de tels genres de perversité, tombent justement dans l'erreur concernant la Loi Naturelle sur le fait que tous les actes sexuels non-procréatifs sont illégaux et contre nature, puisqu'ils choisissent de se mettre en occasion proche ou prochaine de péché, ce que l’Église condamne.

Un bon exemple de la façon dont les gens qui se marient aujourd’hui pèchent en s’embrassant est le baiser que le mari et la femme font après la cérémonie de mariage. Il est évident que ceux qui s’embrassent de manière lascive et honteuse suivent ce qu’ils ont appris du monde et des médias, en regardant des spectacles pervers et mauvais, des séries et films, et qu’en conséquence pour avoir regardé cette saleté, leur honte et leur conscience ont été complètement étouffées en raison de leur désir et de leur sensualité. Seules les personnes qui ont leur conscience marquée au fer rouge pourraient jamais oser embrasser un autre être humain d’une manière honteuse et lascive, ou pour le bien du plaisir vénérien, et c’est beaucoup plus vrai dans le cas de ceux qui font cet acte malfaisant en public et devant d’autres personnes, et qui par cet acte, tentent malicieusement d’autres personnes à des péchés d’impureté, des pensées et des désirs sensuels. Les gens qui se marient, ainsi que toute autre personne qui veut montrer de l’affection à quelqu’un de proche, doivent plutôt apprendre à les embrasser d’une manière pure comme des frères et sœurs s’embrassent, ou comme les personnes mariées modestes s'embrassent en public, car c’est le seul genre de baiser que Dieu permet.

Tertullien, Contre Marcion, Livre I, Chapitre 29, A.D. 207: “Car Il [Dieu] a aussi accordé sa bénédiction sur le mariage, comme sur un état honorable, pour l’augmentation de la race humaine; comme Il le fit en effet sur l’ensemble de Sa création, à des fins saines et bonnes. Les viandes et boissons ne sont pas sur ce compte à blâmer, car, lorsqu’elles sont servies avec trop d’exquise délicatesse, elles conduisent à la gourmandise; ni le vêtement à blâmer, parce que, quand trop coûteusement orné, il devient enflé de vanité et d’orgueil. Ainsi, sur le même principe, l'état matrimonial ne doit pas être blâmé, parce que, quand apprécié sans modération, il est attisé par une flamme voluptueuse. Il y a une grande différence entre une cause et une faute, entre un état et ses excès. Par conséquent, ce n’est pas l’institution de cette nature qui est à blâmée, mais l’utilisation extravagante de celle-ci; selon le jugement de son fondateur Lui-même, qui non seulement dit: «Soyez féconds, multipliez», [Genèse 1:28] mais aussi, «Tu ne commettras pas d’adultère», et, «Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain;» et qui a menacé de mort l’abomination impudique, sacrilège, et monstrueuse à la fois de l’adultère et du péché contre nature avec l’homme et la bête.”

Saint Thomas d'Aquin condamne les baisers et touchers lubriques comme des péchés mortels aussi bien pour les mariés que pour les célibataires

A présent nous devrions nous pencher sur ce que Saint Thomas d'Aquin a à dire sur les baisers et les touchers.

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 4:

Les attouchements et les baisers sont-ils des péchés mortels?

Objection 1: Il semble qu’il n’y ait pas de péché mortel dans les attouchements et les baisers. Car l’Apôtre dit (Éph. 5:3): ''Que la fornication et toute impureté, ou l'avarice ne soit pas même nommée parmi vous, comme il convient à des saints'', puis il ajoute: ''ni de turpitudes'' (selon la Glose les baisers et les embrassements), ''de folles paroles'' (comme des ''paroles oiseuses''), ''de bouffonneries'' (que ''les imbéciles appellent bonhomie – c’est-à-dire la plaisanterie''), et après, il continue (Éph. 5:5): ''Car sachez comprendre qu’aucun fornicateur, ou impudique, ou avare, ce qui est une idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu''. Or il ne parle plus ici ni des turpitudes, ni des folles paroles ni des bouffonneries. Par conséquent ce ne sont pas des péchés mortels.”

[St. Thomas d'Aquin] Réponse à l'Objection 1: Saint Paul ne nomme pas de nouveau la turpitude [c'est-à-dire les baisers et touchers] les folles paroles et les bouffonneries, parce que ces choses ne sont coupables que par leur liaison avec les vices précédents.

Comme nous l'avons vu, les personnes mariées peuvent bien sûr aussi être impudiques et avares selon l'enseignement de Saint Thomas concernant les actes sexuels des personnes mariées puisque “parce que celui qui est l'amant trop ardent de son épouse agit contre le bien du mariage, s'il use d'elle indécemment, quoique sans violer la fidélité, il peut d'une certaine façon être appelé adultère, et davantage même que celui qui est l'amant passionné de la femme d'un autre.” (St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 8) Ceci détruit bien sûr totalement la thèse de ceux qui prétendent que l’Église autorise les actes sexuels non-procréatifs dans le mariage. Notez dans cette citation que Saint Thomas soutient que les péchés sexuels au sein du mariage sont bien que l'adultère, parce que l'acte a lieu au sein du mariage. Par conséquent, les actes sexuels contre nature et non-procréatifs, comme les baisers et touchers sensuels, ne deviennent pas licites quand ils ont lieu au sein du mariage. Au contraire, les actes sexuels contre nature deviennent même encore plus pécheurs quand ils ont lieu au sein du mariage parce qu'ils offensent non seulement la nature et un Saint Sacrement, mais aussi Dieu et la Loi écrite dans nos cœurs.

La phrase 's'il use d'elle indécemment' employée par Saint Thomas se réfère aux actes sexuels contre nature et non-procréatifs – comme les baisers et touchers sensuels au sein du mariage. Ceci est clair parce que le bien du mariage sur lequel insiste Saint Thomas est la procréation des enfants (Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 2). Saint Thomas ne pouvait se référer aux relations conjugales naturelles quand il dit 's'il use d'elle indécemment' parce que les relations conjugales naturelles même faites avec un désir désordonné conservent toujours la fonction procréative. Mais les actes sexuels contre nature ou non-procréatifs n'ont pas cette signification, et sont donc contraires au bien du mariage. L'usage d'actes sexuels contre nature ou non-procréatifs au sein du mariage est par conséquent pire que l'adultère, selon Saint Thomas d'Aquin! puisque une personne qui commet ces actes “peut d'une certaine façon être appelé adultère, et davantage même que celui qui est l'amant passionné de la femme d'un autre.” Ceci détruit bien sûr totalement la thèse de ceux qui prétendent que l’Église autorise les actes sexuels non-procréatifs dans le mariage.

Saint Thomas d'Aquin continue à répondre à la question Les attouchements et les baisers sont-ils des péchés mortels?entre personnes mariées et non-mariées dans la IIa-IIae, Q. 154, Art. 4:

“Saint Cyprien écrit à Pomponius (Ad Pompon, de Virgin., Ep. lxii), "Combien sont honteux et criminels les entretiens, les baisers, les embrassements impurs, de ceux qui s'associent dans une couche qui ne connaît ni l'honneur ni la honte!" Si ces fautes peuvent être appelés des crimes, elles sont donc aussi des péchés mortels.”

“Une faute peut être mortelle de deux façons. D'abord de sa nature; et tels ne sont pas les baisers et les touchers, qui peuvent avoir lieu sans passion, et être légitimés par la coutume du pays, par quelque nécessité ou une cause raisonnable. Mais une faute peut devenir mortelle par sa cause; et c'est ainsi que celui qui fait l'aumône pour entraîner quelqu'un dans l'hérésie, pèche mortellement en raison de sa mauvaise intention. Or, nous avons dit précédemment [Ia-IIae, Q. 74, A. 8] que le consentement au plaisir d'une faute mortelle suffisait à constituer un péché mortel , sans qu'il y eût besoin de consentir à l'acte. La fornication, et plus encore les autres espèces de luxure [1], étant donc un péché mortel, c'est une faute grave de donner son consentement au plaisir de ces sortes de péchés [c'est-à-dire, péchés de luxure]. Et comme les baisers, les touchers n'ont lieu qu'à cause du plaisir impur [la luxure] qu'on y cherche, ils deviennent des péchés mortels en raison de la passion mauvaise [la luxure] qui les inspire.”

[1]. “et plus encore les autres espèces de luxure…” i.e., la luxure commise aussi bien en dehors qu'au sein du mariage. Et par ailleurs, Saint Thomas considère aussi les péchés sexuels commis au sein du mariage comme des péchés pires que ceux commis en dehors, comme nous l'avons vu et le verrons plus loin.

Et pour ceux qui objectent que Saint Thomas d'Aquin parle seulement des non mariés puisqu'il mentionne le mot “fornicateur” ou “fornication” dans certains cas (mais pas les autres), sachez que Saint Thomas enseigne aussi que les personnes mariées peuvent être des fornicateurs, en employant le mot “fornication” pour se référer à tous les actes sexuels illégaux, tant au sein qu'en dehors du mariage: “si la cause [du refus par le mari de payer la dette conjugale] est illégitime alors il [le mari] pèche, et le péché de son épouse lui serait même imputé sous quelque rapport, si elle tombait à cause de cela dans la FORNICATION [adultère, pensées impures ou masturbation].” (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 64, Art. 1)

Bien que le mot “fornication” ait pris dans la langue Française le sens d'actes sexuels illicites pour ceux qui ne sont pas mariés, le mot provenant du Latin que Saint Thomas utilise se réfère à tous les actes sexuels illicites, ce qui en fait un fait qui ne peut être contredit que Saint Thomas enseigne que les baisers sensuels sont des péchés même dans le mariage, puisque il est évident que les personnes mariées, selon Saint Thomas, peuvent aussi être “fornicateur, ou impudique”.

Ainsi, il est totalement clair à partir de ce que nous avons vu plus haut que lorsque Saint Thomas mentionnait le mot “fornication”, “impureté”, ou “impudique”, il l'employait pour se référer aux péchés des personnes aussi bien mariées que célibataires. Et nous savons que c'est le cas, car quand Saint Thomas condamna les baisers et touchers lubriques comme des péchés mortels – dans la IIa-IIae, Q. 154, Art. 1 & 4 – nous savons qu'il se référait aux deux, puisque, comme il l'a dit, tous les fornicateurs, tous les impudiques, tous les avares et tous les impures étaient inclus dans cette catégorie de pécheurs mortels (voir l'objection 1 et la réponse à l'objection 1 citée plus haut).

En effet, Notre-Seigneur et Dieu Jésus-Christ lui-même définit le péché sexuel pour ceux qui sont mariés comme de la fornication dans la Saint Bible: “Aussi je vous dis que quiconque renvoie sa femme, si ce n'est pour cause de fornication [traduit ''adultère'' dans la plupart des Bibles Françaises, en latin le terme est ''fornicationem'', donc fornication], et en épouse une autre commet un adultère. Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l'homme à l'égard de sa femme, il n'est pas bon de se marier.” (Matthieu 19:9-10) Le Commentaire de la Bible Douay Rheims explique le verset 9: “Si ce n'est: En cas de fornication... la femme peut être renvoyée: mais même alors le mari ne peut en épouser une autre tant que la [première] femme est en vie.”

Le terme Grec “Porneia” dans la Bible qui est traduit par “adultère” en Français, se réfère à tous les actes sexuels illicites. Selon le Lexique Grec-Français, il signifie “impudicité”, “infidélité” ou encore “fornication”. Le Dictionnaire Grec-Français du Nouveau Testament déclare “PORNEIA: débauche; impudicité, fornication, prostitution; relations illégitimes, unions à des degrés interdits par la loi”. Puisque dans Romain 1:26 Saint Paul fait clairement allusion à l'homosexualité comme étant l'immoralité sexuelle, PORNEIA peut aussi se référer à l'homosexualité en tant qu'immoralité sexuelle.

Ainsi, nous voyons que Notre-Seigneur autorise les personnes mariées à se séparer de leurs épouses ou “renvoyer sa femme” (mais pas de divorcer et se remarier) si leur conjoint commet toute “débauche” ou “impudicité”, ce qui inclue des choses tels que les actes de masturbation de soi ou du conjoint, le sexe anal ou oral, les préliminaires, et les baisers et touchers sensuels, ou tenter les autres ou l'épouse à accomplir de tels actes ou de prendre part à de tels actes. La raison pour laquelle Notre-Seigneur autorise un bon et pure époux à se séparer de son épouse lubrique est parce qu'Il sait à quel point l'âme est blessée par les actes sexuels inutiles ou non-procréatifs, et que les personnes qui accomplissent de tels actes, sont toujours plus promptes à tenter les autres personnes avec leur désirs ignobles et leurs actes infâmes, raison pour laquelle Notre-Seigneur a autorisé les époux à se séparer de leurs concupiscentes et malfaisantes épouses. En vérité, demeurer avec un tel conjoint lubrique pourrait très bien être un péché mortel, puisque l'on se place en occasion de péché en refusant d'éviter les choses que l'ont sait être de sérieuse tentations pour nous-même.

Saint Thomas d'Aquin l'explique lui-même plus loin dans une autre partie de sa Somme, disant que les actes “comme les regards, les baisers impudiques et les touchers” concernent la vertu de pureté, tandis que la vertu de “chasteté concerne plutôt l'union sexuelle.”

Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 4: “Or, la pureté concerne principalement les questions sexuelles et a spécialement pour objet de réprimer ces signes extérieurs, comme les regards, les baisers impudiques et les touchers. Et puisque ces derniers sont plus fréquemment pratiqués, la pureté concerne plutôt les signes extérieurs [i.e., regards, baisers, touchers], tandis que la chasteté concerne plutôt l'union sexuelle.”

Ici nous avons une autre grande preuve que l les baisers et touchers pour le plaisir charnel étaient très clairement identifiés comme étant des péchés, honteux et contraires à la pureté y compris les laïcs de l'époque de Saint Thomas. Saint Thomas nous dit que “la pureté a principalement pour objet de réprimer ces signes extérieurs, comme les regards, les baisers impudiques et les touchers.” Mais il ajoute que la vertu de pureté était “plus fréquemment pratiquée” par les gens de son époque par rapport à ces actes  de “regards”, “baisers” et “touchers” “impudiques”, confirmant ainsi le fait que les actes sexuels non-procréatifs ou inutiles, comme les baisers et touchers pour le plaisir sensuel, sont un concept complètement étranger à l'Église et Ses Saints qui a été imposé à l'homme et à la femme moderne à travers les médias diaboliques, comme un gage ou comme étant même de “l'amour”, de “l'affection”, ou une partie intégrante de l'acte conjugal, quand c'est en fait rien de plus que de la luxure crasseuse! Les activités du mariage en soi, si elles sont immodestes et ne se placent pas sous les yeux de Dieu comme elles le devraient, pour que l'unique intention soit les enfants, sont obscènes et concupiscentes.” (Saint Jérôme, Commentaire sur l’Épître aux Galates, Livre III, Chapitre 5:21, A.D. 387)

Ainsi, selon Saint Thomas, contrairement aux époux lubriques de notre époque, les gens des temps anciens étaient assez chanceux d'avoir cette bonne “pudeur” qui les gardait d'accomplir des actes sexuels inutiles et illégaux “comme les regards, les baisers impudiques et les touchers.” Aujourd'hui, on peut dire sans crainte que la majorité des gens ont totalement rejeté et abandonné la pratique de la majorité des gens de l'époque de Saint Thomas de s'abstenir des “regards, des baisers impudiques et des touchers”, car bien que les gens accomplissent certainement toujours l'acte sexuel normal, chaque acte est imprégné des baisers et touchers sensuels, en plus du fait que la plupart d'entre eux accomplissent aussi des actes individuels de baisers et de touchers sans accomplir du tout l'acte sexuel normal.

De plus, il est très important de souligner que Saint Thomas, dans le contexte de sa citation, se rapportait à l'acte conjugal sexuel, en utilisant les mots “l'acte conjugal” ainsi que “du mariage” ce qui réfute directement une des principales objections des opposants hérétiques à la condamnation des baisers et touchers sensuels par l'Église et Ses Saints (objection qui est que la citation ne s'applique pas au mariage ou à l'acte conjugal, mais seulement aux non-mariés):

Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 4: Je répond que, la pureté, ''pudicitia'', tire son nom de la pudeur, ''pudor'', qui exprime en même temps la honte. La pureté doit donc particulièrement avoir pour objet les choses dont les hommes ont le plus honte. Or les hommes ont le plus honte des actes vénériens; à tel point, dit S. Augustin, que même l'acte conjugal, revêtu de l'honorabilité du mariage, n'est pas exempt de ce sentiment de honte. En effet le mouvement des organes générateurs n'est pas soumis au commandement de la raison, comme le sont les mouvement des autres membres externes. Or l'homme éprouve un sentiment de honte non seulement de cette union charnelle, mais aussi de tout ce qui en est le signe, dit Aristote. Or, la pureté concerne principalement les questions sexuelles et a spécialement pour objet de réprimer ces signes extérieurs, comme les regards, les baisers impudiques et les touchers. Et puisque ces derniers sont plus fréquemment pratiqués, la pureté concerne plutôt les signes extérieurs [i.e., regards, baisers, touchers], tandis que la chasteté concerne plutôt l'union sexuelle.” (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 4)

Dans une autre partie de sa Somme, Saint Thomas parle de “la ''pudeur'' par laquelle on évite l'ignominie contraire à cette vertu”– qui manque cruellement aux époux lubriques déviants – et il montre que “les vices de l'intempérance” qui dérivent du désir sexuel, comme “les baisers, les touchers et les embrassements,” sont contraires à la vertu de “pureté.”

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 143, Art. 1: “... La tempérance a deux parties de ce genre: la ''pudeur'' par laquelle on évite l'ignominie contraire à cette vertu; et ''l'honnêteté'' par laquelle on aime sa beauté. Car, comme on le voit d'après ce que nous avons dit (Q. 141, Art. 2 et 3), de toutes les vertus la tempérance est celle qui a le plus d'éclat et les vices de l’intempérance sont les plus honteux. On donne le nom de parties subjectives aux espèces diverses d'une même vertu. Or, il faut que les espèces des vertus changent selon la diversité de leur matière ou de leur objet. La tempérance a pour objet les délectations du tact qui se divisent en deux genres. Car les unes ont pour but la nourriture [la gourmandise], qui est l'objet de ''l'abstinence'', et le boire [l'ivresse] qui se rapporte à la ''sobriété''. Les autres regardent la génération [c'est-à-dire, les autres plaisirs excitent le désir sexuel]. A leur égard [les actes d'adultère, de fornication et les autres actes sexuels illicites] on distingue la ''chasteté'' qui règle la délectation principale de l'union des sexes, et la ''pureté'' qui comprend les délectations secondaires qui accompagnent cette union [tous les actes sexuels non-procréatifs] qui consistent dans les baisers, les touchers et les embrassements. … Ainsi il appartient à la tempérance de régler les délectations du tact qu'il est très difficile de modérer. Par conséquent toute vertu qui produit de la modération dans une matière quelconque, et qui met un frein à l'appétit relativement à ses tendances, peut être considérée comme une partie de la tempérance, c'est-à-dire comme une vertu qui lui est adjointe.”

Ici Saint Thomas d'Aquin parle de la tempérance comme d'une vertu opposée aux “vices de l'intempérance”, et il dit que l'espèce contraire à la matière ou objet des “baisers, touchers et embrassements” est la pureté. Cela signifie que “les baisers, les touchers et les embrassements” peuvent être des filles de l'impureté, et un vice d'intempérance, et cela nous montre que Saint Thomas, dans ce contexte (comme dans l'autre cité plus haut), s'y référait comme à l'impureté.

De plus, nous voyons ici le fait dont nous avons déjà parlé que seuls les conjoints qui ont perdus leur “pudeur” dont parle Saint Thomas peuvent accomplir des actes aussi honteux que les baisers et touchers pour le plaisir vénérien. Triste à dire, mais c'est exactement leur manque de cette plus que bénéfique “'''pudeur'' par laquelle on évite l'ignominie contraire à cette vertu” ainsi que leur manque de honte et leur oubli de la présence de Dieu, et du fait que les yeux de Dieu les voient eux et tous leurs actes lubriques et inutiles, baisers et touchers accomplis en lien avec l'acte conjugal, ou en tant qu'actes individuels séparés – qui sont la raison pour laquelle ils osent accomplir ces actes illicites et honteux. “Saint Jean Damascène (De Fide Orth. ii, 15) et Saint Grégoire de Nysse [Némésius] (De Nat. Hom. xx) disent que la pudeur est la crainte qu'on éprouve en faisant une chose honteuse.” (Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 144, Art. 2) Et en Réponse à l'Objection 1 du même article, Saint Thomas déclare: “la pudeur a pour objet propre le déshonneur, selon qu'il est mérité par une faute qui est volontaire. C'est pourquoi Aristote dit (Rhet. Ii, 6) que l'homme rougit davantage de toutes les choses dont il est lui-même cause.

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 144, Art. 1, Réponse à l'Objection 2:  “Comme nous l'avons dit, la pudeur est la crainte d'une honte ou d'un blâme. Or, nous avons dit (Q. 142, Art. 4) que le vice de l'intempérance est le plus honteux et le plus blâmable. C'est pourquoi la pudeur appartient plus principalement à la tempérance qu'à toute autre vertu, en raison du motif qui est honteux, mais non pas selon l'espèce de la passion qui est la crainte [d'être humilié*]. Cependant, selon que les vices opposés aux autres vertus sont honteux et blâmables, la pudeur peut aussi appartenir aux autres vertus.

* “Or, la pudeur répugne à la perfection; car c'est la crainte d'une chose honteuse, c'est-à-dire d'une chose qui est blâmable. … Par conséquent la pudeur, à proprement parler, c'est pas une vertu; car elle n'a pas ce qui fait la perfection de la vertu.” (St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 144, Art. 1)

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 144, Art. 4: “Il faut répondre que, comme nous l'avons dit (Art. 1 et 2), la pudeur est la crainte que l'on a de quelque chose de honteux. Or, il peut se faire, pour une double raison, qu'on ne craigne pas ce qui est mal: 1) parce qu'on ne le considère pas comme mauvais, 2) parce qu'on ne le croit pas possible pour soi ou parce qu'on ne le regarde pas comme difficile à éviter. D'après cela on manque de pudeur de deux manières: 1) parce qu'on ne considère pas comme honteuses les choses qui doivent nous faire rougir, et c'est ainsi qu'en manquent ceux qui sont enfoncés dans le péché au point de n'avoir pas honte de leurs crimes, mais de s'en glorifier plutôt; 2) parce qu'on ne croit pas l'ignominie possible par rapport à soi et qu'on ne pense pas qu'elle soit difficile à éviter. C'est ainsi que les vieillards et les hommes vertueux n'éprouvent pas ce sentiment. Cependant ils doivent toujours être disposés de telle façon que s'il y avait en eux quelque chose de honteux ils en rougiraient. C'est ce qui fait dire à Aristote (Ethic. iv, 9) que l'homme honnête éprouve ce sentiment, s'il lui arrive de faire quelque chose de répréhensible.”

Bien qu'ils ne soient pas en soi des péchés mortels quand ils ne sont pas accomplis pour la recherche du plaisir vénérien, Saint Thomas d'Aquin reconnaît clairement que les baisers et touchers doivent être considérés comme tels “ex sua causa”, “par sa cause”; les baisers qui sont initiés pour exciter, éveiller le plaisir vénérien, sont proprement dit libidineux et sont condamnés comme des péchés mortels.

En fait, le Docteur Angélique, St. Thomas d'Aquin, définit la luxure de la manière suivante:

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 153, Art. 3: “Il faut répondre que plus une chose est nécessaire et plus il faut observer à son égard l'ordre de la raison. Si on vient à transgresser cet ordre, on n'en est donc que plus coupable. Or, l’œuvre de la chair, comme nous l'avons dit (article précédent), est surtout nécessaire au bien commun qui est la conservation du genre humain. C'est pourquoi on doit principalement respecter l'ordre de la raison à cet égard, et par conséquent si on ne le fait pas et qu'on transgresse cet ordre, c'est un péché. La luxure ayant principalement pour but de se livrer sous ce rapport à des excès que la raison condamne, il s'ensuit qu'elle est certainement un péché.”

Tout cela prouve absolument que tous les actes sexuels inutiles comme les baisers et touchers sensuels sont des péchés! Car selon Saint Thomas, dès que les conjoints vont au-delà de “l'ordre de la raison” durant les relations conjugales, ils commettent le péché de luxure. Notez que Saint Thomas dit si “on transgresse cet ordre, c'est un péché”, et ce sans faire d'exception (comme de nombreux hérétiques de notre époque le prétendent), et que “la luxure a principalement pour but de se livrer sous ce rapport à des excès que la raison condamne”, c'est-à-dire, excède “est surtout nécessaire au bien commun qui est la conservation du genre humain.” Puisque l'acte vénérien “est surtout nécessaire au bien commun qui est la conservation du genre humain” c'est un péché directement contre nature d'accomplir des actes sexuels non naturels ou non-procréatifs. Ainsi, selon Saint Thomas, puisque “l’œuvre de la chair” est permise dans le but de la procréation, “on doit principalement respecter l'ordre de la raison à cet égard, et par conséquent si on ne le fait pas et qu'on transgresse cet ordre, c'est un péché. La luxure ayant principalement pour but de se livrer sous ce rapport à des excès que la raison condamne, il s'ensuit qu'elle est certainement un péché.” Ainsi, il est évident à partir de la Loi Naturelle elle-même que les baisers et touchers sensuels sont “des excès que la raison condamne” puisqu'ils sont inutiles et inaptes à procréer des enfants, ce qui est le motif de l'acte sexuel conjugal, selon l'enseignement de l’Église.

St. Thomas continue à s'étendre sur cet enseignement dans la question suivante:

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 1: “Il faut répondre que comme dit précédemment (Question 153, Article 3), le péché de luxure consiste à chercher un plaisir vénal qui n'est pas en conformité avec la juste raison. ... Réponse à l'Objection 6. Selon la Glose sur ce passage [Galates 5:19] la ''luxure'' signifie ici n'importe quel genre d'excès.

Qu'est-ce qui, alors, est l'excès dans l'acte conjugal? Une fois de plus, demandons à Saint Thomas d'Aquin.

St. Thomas d'Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 1: “Réponse à l'Objection 5. La Glose dit en expliquant ce passage que ''l'impureté'' désigne la luxure contre nature… Réponse à l'Objection 6. Ou encore on peut dire que l'impudicité se rapporte à certains actes qui entourent l'acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.

Notez que Saint Thomas rejette même comme lubriques et illicites “certains actes qui entourent l'acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.” et donc, il est clair que Saint Thomas enseignait que tous les actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont des péchés et sont contre nature. Et la parole infaillible de Dieu s'accorde bien sûr avec cette vérité de nature, nous enseignant que: “Or, on connaît aisément les œuvres de la chair, qui sont: la fornication, l'impureté, l'impudicité, la luxure... Je vous le dis, comme je l'ai déjà dit, ceux qui font de telles choses n'obtiendront point le royaume de Dieu.” (Galates 5:19, 21)

Commentant Éphésiens 5:3-5 tout juste mentionné par la Somme Théologique de Saint Thomas d'Aquin, le Commentaire de la Bible Haydock explique le péché d'avarice et d'impureté.

Ver. 3. Avarice. Le mot latin est généralement pris pour un désir immodéré de convoitise ou d’argent et de richesse. Saint-Jérôme et les autres observent que le mot grec à cet égard et dans divers autres endroits dans le Nouveau Testament peut signifier TOUT DESIR INSATIABLE, OU LES DESIRS DE PLAISIRS SENSUELS; et pour cette raison, Saint Jérôme pense qu’il est ici joint à la fornication et à l’impureté [ie, les péchés sexuels]. — Ver. 5. ou avare, ce qui est une idolâtrie. Il est assez clair par le grec que l'avare est appelé un idolâtre, dont l’idole est Mammon; bien que le terme puisse qualifier d’autres pécheurs, que les vices rendent dépendants à leurs idoles. (Witham)”

L'idée principale que nous pouvons tirer de cette explication de Saint Thomas qu'il nous a donnée avec tant d'éloquence est que les baisers et touchers sensuels faits pour le plaisir sensuel sont complètement inutiles pour la procréation des enfants et ne servent rien si ce n'est un désir condamné, pécheur, honteux et égoïste. Ils sont par conséquent des péchés mortels tant pour les mariés que pour les mariés et sont contraires à la raison et contre nature. “Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu condamnera les impudiques et les adultères.” (Hébreux 13:4)

Pape Alexandre VII,  Erreurs diverses sur les questions morales #40, 24 Septembre, 1665 et 18 Mars 1666: “C'est une opinion probable que celle qui déclare qu'un baiser est seulement un péché véniel quand il est accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser, si le danger du consentement d'aller plus loin et la pollution [ou éjaculation] en sont exclus.” - Déclaration condamnée par le Pape Alexandre VII. (Denz. 2060)

Jean Gerson, Œuvres Complètes: “Plusieurs docteurs [de la Divinité] soutiennent que la promotion volontaire de pensées charnelles impies afin de se faire plaisir est un péché mortel, même sans faire l’acte. Soyez sûrs, cependant, que les baisers, les regards, et les caresses, principalement causés par ces pensées mauvaises et lubriques, sans rien de plus, sont un péché encore plus grand. … c’est encore pire si ces baisers ne respectent pas l’honnêteté qui est habituellement gardée en public.

“… Est-ce un péché d’embrasser? Je réponds que les baisers entre époux qui maintiennent la même modestie que le baiser de paix à l’église, ou qui les font ouvertement, sont sans péché. S’ils le font si impudiquement [et par convoitise] que je ne peux  être plus précis, il s’agit d’un péché mortel abominable. Si les baisers sont faits entre étrangers et publiquement, comme un signe de paix, d’amitié ou de parenté, sans mauvaise pensée, il ne sont pas un péché. Ils peuvent être dangereux entre les clercs ou les personnes du même sexe ou du lignage, ou dans un lieu secret, et d’une manière prolongée.

Athénagoras d'Athènes (c. 175 A.D.): “Au nom de ceux, donc, à qui nous appliquons les noms de frères et sœurs, et autres désignations de relations, nous exerçons le plus grand soin que leur corps demeurent pur et inviolés; car le Logos nous dit encore, “Si quelqu'un embrasse une seconde fois parce que cela lui donne du plaisir, [il pèche];” ajoutant, “Par conséquent le baiser, ou plutôt la salutation, devrait être donné avec le plus grand soin, puisque, s'il est mêlé avec la moindre souillure ou pensée, cela nous exclu de la vie éternelle.”” (Supplique au sujet des Chrétiens, Chapitre XXXII.--La Haute Moralité des Chrétiens)

St. Clément d'Alexandrie (c. 198 A.D.): “L'Amour et le Baiser de Charité. Et si nous sommes appelés au royaume de Dieu, rendons nous dignes du royaume, aimant Dieu et notre prochain. Mais l'amour n'est pas prouvé par un baiser, mais par des sentiments aimables. Mais il y a ceux, qui ne font rien si ce n'est résumer les assemblées à un baiser, n'ayant pas l'amour lui-même avec. Car cette même chose, l'usage honteux d'un baiser, qui devrait être mystique, occasionne d'infâmes suspicions et des dénonciations malveillantes. L'apôtre appelle saint le baiser. Quand le royaume est dignement éprouvé, nous dispensons l'affection de l'âme par une bouche chaste et fermée, par laquelle sont surtout exprimées des manières tendres. Mais il y a un autre baiser impie, plein de poison, contrefaisant la sainteté. Ne savez-vous pas que les araignées, principalement en touchant la bouche, affligent les hommes de souffrance? Et souvent les baisers injectent le poison de la licence. Il nous est alors très manifeste, qu'un baiser n'est pas l'amour. Car l'amour signifié est l'amour de Dieu. ''Car l'amour de Dieu,'' dit Jean, ''c'est que nous gardions Ses commandements;'' non que nous nous touchions avec la bouche. ''Et Ses commandements ne sont pas pénibles.'' Mais les salutations des biens aimés de cette manière, tout pleins qu'ils sont d'audace, sont caractéristiques de ceux qui souhaitent être vus des autres, et n'ont pas la moindre particule de grâce. Car si c'est approprié de prier Dieu mystiquement ''dans la chambre'', il s'en suivrait que nous devrions aussi saluer mystiquement notre prochain, dont il nous est commandé de l'aimer en second similairement à Dieu, à huit clos, ''rachetant le temps.'' ''Car nous sommes le sel de la terre.''” (Le Pédagogue ou L'Instructeur, Livre III, Chapitre XI)

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